dimanche 26 février 2012

Un nouveau contrat démocratique

1/ Fixation des règles de composition d'un gouvernement resserré de moins de 20 ministres.

2/ Cumul des mandats "interdit" pour les députés dès les législatives de juin, "limité" pour les sénateurs.

3/ Délégation de vote supprimée et donc présence obligatoire des députés pour voter les lois; tous les votes seront publics.

4/ Fixation des principes d'une nouvelle loi électorale et d'une nouvelle composition de l'Assemblée nationale: nombre des députés diminué d'un tiers, "de l'ordre de 400" au lieu de 577 aujourd'hui. Elus pour trois-quarts au scrutin majoritaire actuel et pour le quart restant à la proportionnelle. Réduction du nombre de sièges applicable au Sénat.

5/ Reconnaissance du vote blanc à toutes les élections.

6/ Obligation effective de parité hommes-femmes.

7/ Suppression de "la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance".

8/ Définition du conflit d'intérêts pour les responsables politiques, pour les hauts fonctionnaires (obligation de déclaration publique des intérêts privés avant l'entrée dans la fonction et lors de toute modification, fixation des incompatibilités), création d'une Autorité de déontologie de la vie publique pouvant être saisie par les citoyens.

9/ Interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption.

10/ Indépendance de la justice. Le ministre de la Justice aura un statut particulier. Sa nomination, proposée par le duo exécutif, devra être soumise à l'approbation d'une majorité qualifiée du Parlement, devant qui il sera individuellement responsable et par qui il pourra être censuré. C'est lui qui conduira au nom du gouvernement la politique pénale de la nation.

11/ Indépendance des médias. Abrogation de la procédure "scandaleuse" qui fait de la nomination des présidents de l'audiovisuel public l'apanage personnel du chef de l'Etat.

12/ Procédure nouvelle pour éviter les nominations de complaisance et les soumettre à une approbation du Parlement et non pas à la "pseudo-approbation" actuelle.

jeudi 23 février 2012

Seul Bayrou peut battre Hollande (... et Sarkozy ... et la dette)

Pour compléter notre titre, voici les propos de Philippe Douste-Blazy tenus au micro d'Europe1 ce jour :

Pour Philippe Douste-Blazy, tout n'est pas joué dans l'élection présidentielle. "Ce qui est intéressant, c’est que tout le monde croit que c’est déjà joué. Pourtant, seul François Bayrou peut battre François Hollande", a estimé l'ancien homme politique français au micro d'Europe 1. Aujourd'hui secrétaire général adjoint des Nations unies, il a décidé de rallier François Bayou. La raison ? "Je crois que l’élection présidentielle française est excessivement importante parce qu’elle structure la vie politique", a-t-il expliqué.

"Avec ma famille centriste j’avais fait le pari de faire d’un grand parti de centre droit, l’UMP, comme il en existe en Allemagne et en Espagne. Je me suis trompé. C’est moi qui était responsable de cela. Nicolas Sarkozy a choisi un virage à droite, nous, au centre, on ne se reconnaît pas là", a indiqué l'ancien ministre. Et l'ami de François Bayrou de déplorer : "Nicolas Sarkozy pense que le centre n’existe pas. Il pense que les gens du centre vont toujours vers le plus fort. Nous sommes en train de penser qu’avec François Bayrou, c'est le contraire".

Philippe Douste-Blazy a assuré, par ailleurs, ne pas faire "cette campagne pour avoir un poste". Mais, a-t-il affirmé, "si François Bayrou est élu, il fera vraiment une union nationale. Il y a des gens de gauche et de droite - je pense à Juppé - qui sont sérieux et très compétents".

vendredi 10 février 2012

François Bayrou gagnant au second tour quelque soit le cas de figure

Florent Longuépée et Xavier Jaglin, gaullistes et anciens compagnons de route de Philippe Séguin, appellent les sensibilités républicaines à se rassembler derrière la candidature de François Bayrou, "seul candidat capable de battre François Hollande".

Florent Longuépée et Xavier Jaglin, à l'origine de la création du Collectif d'Opinions Républicaines (le Coloré), appellent "les républicains à se rassembler derrière la candidature de François Bayrou". Ils assurent avoir d'ores et déjà été rejoints par une centaine de personnes "provenant pour l’essentiel de République Solidaire, de l'UMP et de l’ex RPR".

Ils expliquent poursuivre un "double objectif" : "démontrer" que François Bayrou "incarne aujourd’hui le mieux les valeurs gaullistes et républicaines (...) Par la qualité de son projet, sa posture d’homme libre et sa volonté de rassembler tous les Français, il est le seul candidat crédible susceptible de porter ces valeurs jusqu’au sommet de l’État" et "faire comprendre à tous" qu'il est "le seul candidat à pouvoir l'emporter au second tour face à François Hollande".

"Au delà des études d’opinion qui sont unanimes, qui peut nier le divorce entre l’actuel président de la République et le peuple français ? Ce divorce est aujourd’hui irréversible", écrivent les deux hommes. En outre, ils considèrent que "François Hollande, comme son projet, ne suscitent pas d’adhésion" et "ne font que profiter du rejet de Nicolas Sarkozy".

"Les électeurs comme les élus de la droite républicaine doivent prendre leurs responsabilités : Soit ils qualifient François Bayrou pour le second tour (et) ses qualités de rassembleur lui permettront alors d’emporter le duel final face à François Hollande, soit ils se portent au premier tour sur l’actuel président de la République et dans ce cas l’issue du duel est déjà écrite : François Hollande l’emportera"

mardi 7 février 2012

Livre blanc des jeunes avec Bayrou

Le livre blanc du Cnajep...

Le Cnajep (Comité pour les relations Nationales et internationales des Associations de Jeunesse et d' Éducation Populaire) a sorti son Livre Blanc "Les Jeunes au cœur de la richesse". Fruit de ses travaux, le "livre blanc" vise à interpeller les politiques sur les sujets de société qui lui tiennent à cœur, et en premier chef la jeunesse.

Nous savons à quel point François Bayrou est sensible aux questions de la jeunesse (cf. interview), et cette préoccupation est au cœur de la campagne présidentielle. Des mesures concrètes pour améliorer la situation des jeunes voient le jour...

Et celui des Jeunes Démocrates !!!

Dans le "Livre Blanc de la jeunesse" rédigé par les Jeunes Démocrates! Autonomie, orientation, emploi... Nos principales préoccupations à nous, les jeunes, sont traitées! Vous retrouverez ainsi le constat de la situation et les propositions pour améliorer les choses.
Le premier volet du Livre Blanc, consacré à l'Orientation, est déjà disponible.


Nous sommes l'Avenir, alors ne subissons pas les choses! Agissons!

Génération Bayrou en avant!

lundi 6 février 2012

Angela Merkel soutient Nicolas Sarkozy, nous, c'est Bayrou.

Angela Merkel, qui était interrogée lors d'une conférence de presse commune en marge du conseil des ministres franco-allemand tenu ce lundi, à l'Elysée affirmé "Il est normal que nous soutenions nos partis amis". Elle renvoit ainsi l'ascenseur à Nicolas Sarkozy qui était venu la soutenir en 2009 lors de sa campagne pour la chancellerie allemande. Les deux dirigeants appartiennent en effet aux deux principaux partis de droite dans leurs pays respectifs. Doit-on voir là une ingérence de la part d'un autre pays européen, a fortiori du pays moteur de la zone Euro qu'est l'Allemagne? ou est- ce au contraire un signe positif d'intégration politique européenne?

Chacun se fera son avis même s'il l'ont ne peut que se réjouir de la tenue de conseils des ministres franco-allemand étant donné la situation financière actuelle de la zone euro. D'autres raisons peuvent être invoquées pour ce soutient. Angela Merkel pourrait en effet redouter l'élection de François Hollande qui souhaite renégocier les nouveaux accords européens qu'il juge trop contraignants pour la croissance. Un entretien commun ce lundi soir sur France 2 pourrait renforcer l'image de président en action par rapport à François Hollande qui souffre d'une image trop franco-française. Cet entretien fait suite à celui avec Barack Obama après le sommet du G20 de Cannes où il avait loué le dynamisme du président français.

Rappelons néanmoins qu'il existe une troisième voie incarnée par François Bayrou qui appelle depuis longtemps à une maîtrise de la dette et à une plus grande intégration européenne.

dimanche 5 février 2012

Les orientation de François Bayrou pour l'éducation

"Il est d'autres choses en jeu parce que l'école, c'est la République. Les blessures à l'école, les échecs, ce sont des blessures et des échecs pour la République. Les élèves en échec, ce sont des échecs pour toute la société française et pour tout le projet national qui est le nôtre."

"Je pense qu'Internet est la meilleure chose du monde pour un esprit construit et actif et la pire pour un esprit « inconstruit » et passif."

"La sécurité physique et morale, la certitude d'apprendre quelque chose, la volonté que l'enfant se sente bien, en tout cas qu'il ressentent l'enseignement qu'il reçoit comme légitime, tout cela, c'est ce que l'école de la République doit aux futurs citoyens que sont les élèves et aux citoyens actuels que sont les parents. Je n'accepterai donc aucune faiblesse dans l'application de ce programme de justice élémentaire."

"La langue, c'est l'émotion, la pensée, l'empathie, l'influence, c'est le pouvoir, l'analyse, parfois c'est le rire.
La langue, c'est le nécessaire et presque le suffisant. C'est l'accès à la langue qui efface les frontières sociales et culturelles et c'est l'inégal accès à la langue qui au contraire forme frontière et ferme frontière."

L'intégralité du discours à lire ici!

mercredi 1 février 2012

Une mesure exceptionnelle pour l'emploi, un emploi sans charge pendant deux ans pour toute entreprise de moins de 50 salariés.

Il y a cinq ans, j’avais proposé deux emplois sans charges par entreprise quelle que soit sa taille. La détérioration des finances du pays ne permet plus un tel projet. Mais le besoin demeure de débloquer l’emploi pour deux catégories de Français : les jeunes à la recherche de leur premier emploi dont le chômage s’accroît, et les chômeurs qui se trouvent pour beaucoup bloqués dans leur recherche.

C’est pourquoi je propose à toute entreprise de moins de 50 salariés l’ouverture d’un droit à un emploi sans charges pendant deux ans, pourvu qu’il s’agisse d’un CDI (avec période d’essai) proposé à un jeune dont ce sera le premier emploi ou à un chômeur. Ce droit ne sera pas ouvert s’il y a eu préalablement suppression de poste de travail.

Le coût de cette mesure peut être estimé à 2 milliards équilibrés par la suppression de l’exonération fiscale des revenus des heures supplémentaires.

C’est un coup de pouce très important pour les TPE artisanales et commerciales.

Inscrire le produire en France dans le cadre d'une politique industrielle européenne

Énergies renouvelables et technologies de rupture énergétique ; biotechnologies ; nanotechnologies ; infrastructures. Je proposerai que 10 % du budget européen puissent être fléchés vers des fonds liés à ces priorités.

18 – Pour financer ses priorités stratégiques, l’Europe devra mobiliser l’épargne des Européens et l’orienter vers des besoins d’investissements à long terme.

Il y a dix ans, je me suis élevé au Parlement européen contre les normes comptables anglo-saxonnes excessivement court-termistes que l’on nous imposait. Aujourd’hui la Commission européenne et un nombre croissant d’économistes reconnaissent qu’il y a là un sujet majeur pour la compétitivité de l’Europe et le financement de son industrie.

19- Pour sortir de la crise, une alliance entre l’Europe et les pays émergents

Je me refuse à faire des pays émergents les boucs émissaires de nos maux. Leur défi, c’est de sortir leurs populations de la pauvreté. Je proposerai à nos partenaires européens l’organisation d’un grand sommet Union Européenne / BRICS.

Le réarmement de la production française

La France a des atouts plus nombreux qu’aucun des pays qui sont nos partenaires en Europe. Nous sommes au cœur de l’Europe qui est le premier marché du monde. Nous disposons d’une épargne abondante (plusieurs milliards d’euros de stock, un taux d’épargne de 17 %). Nous avons équipé le pays d’infrastructures exceptionnelles. Nous avons la meilleure démographie des pays comparables et c’est une chance à défendre. Nous avons donc des jeunes pleins d’énergie. Nous avons sur notre sol des leaders industriels mondiaux. Parmi nous une diversité d’origines, particulièrement parmi les jeunes, nous relie à toutes les grandes régions du monde où se joue la croissance de demain.

Et pourtant la France est aujourd’hui déprimée. Elle se vit comme assiégée.

Il faut lui rendre une stratégie pour l’activité, pour l’emploi, pour la richesse nationale. Et cette stratégie ne peut être que le « Produire en France ». Bien sûr pour satisfaire la demande nationale que nous ne savons plus couvrir. Mais aussi pour satisfaire aux immenses opportunités qui s’annoncent avec la montée en force des classes moyennes des pays émergents. Déjà 600 millions de femmes et d’hommes aujourd’hui, 2 milliards dans dix ans, 3 milliards en 2030, qui aspirent à consommer mieux, à voyager, à habiter des villes durables si nous savons les construire. Autant d’opportunités pour nos industries d’excellence (dans le luxe ou l’aéronautique, dans les hautes technologies), pour notre agriculture avec ses productions de qualité, pour notre secteur touristique ou pour nos grands groupes de services urbains. Ce sont ces classes moyennes des pays émergents qui vont tirer la croissance mondiale dans les années à venir. D’ici 2030, en moins de deux décennies, la taille de l’économie mondiale va plus que doubler. De cette dynamique, la France doit avoir sa juste part.

5- Architecte de ce mouvement : un commissariat national aux stratégies.
Le travail qui fut confié autrefois au Commissariat au Plan est plus nécessaire que jamais. Un pays confronté aux défis qui sont les nôtres a besoin de faire travailler ensemble tous les acteurs de son redressement. Ce Commissariat national aux stratégies doit être placé auprès du Président de la République et dirigé par une personnalité de grande autorité.

6- Mise en réseau des grandes entreprises et des PME
Les unes ont la maîtrise des processus de fabrication, des brevets, de la recherche appliquée, de grands réseaux commerciaux, les autres ont la capacité d’innovation. Incitation par la création d’un avantage fiscal lorsqu’une grande entreprise aura créé une structure d’investissement en direction des PME ou pris une participation dans une telle structure.

7- un soutien au financement par la création d’une ou plusieurs banques d’économie mixte décentralisées de soutien aux PME
Cette idée avance dans tous les programmes. Il est des besoins de financement, notamment en fonds propres, qui ne sont pas pris en compte aujourd’hui. Mais il est capital que cette structure soit décentralisée, qu’elle associe les collectivités locales à son action et qu’elle ne soit pas sous le seul contrôle de l’État. De tels établissements bancaires peuvent être soit organisés sur une base géographique, soit spécialisés sectoriellement (par exemple pour l’économie numérique). Ces banques pourront faire appel à des actionnaires nouveaux (type assurance-vie)

8- création d’un livret d’épargne industrie
Il est besoin non seulement d’établissements mais de ressources nouvelles dédiées.

9- négociation nationale autour de la rénovation du climat social dans l’entreprise
Ce sujet est crucial. L’adaptation de l’entreprise à son environnement, à la conjoncture, exige l’association et la participation des salariés et de leurs organisations syndicales à la réflexion stratégique dans l’entreprise. La guerre froide sociale est un facteur de blocage. J’organiserai une négociation nationale entre partenaires sociaux sur ce thème, dont l’État sera facilitateur, mais dont il ne sera pas décideur. J’ai en effet décidé de sortir du blocage né de la posture de l’État dont tout le monde sait qu’il interviendra en fin de compte.

10- Pour faire bouger les choses, la participation : les salariés au Conseil d’administration des entreprises
La culture de la cogestion est bienfaisante. Tel est mon affirmation, et telle est une des principales raisons du retard français par rapport à la réactivité du tissu économique allemand. C’est d’ailleurs l’inspiration même qui fut celle du général de Gaulle lorsqu’il défendait la participation. Non seulement participation aux résultats, mais participation à la stratégie et à la décision. Nous ferons entrer dans les entreprises de plus de 500 salariés d’abord les représentants des salariés dans les conseils d’administration des entreprises avec droit de vote.

11- La participation par la négociation au sein des Comités d’entreprise
Les comités d’entreprise sont déjà le lieu légal et obligatoire de l’information et de la consultation des représentants des salariés sur la vie de l’entreprise. Il faut étendre leur rôle à la négociation des conditions de travail et des rémunérations.

12- La négociation d’accords particuliers au sein de l’entreprise soumise à des accords cadres dans les branches.
Nicolas Sarkozy a annoncé que des accords majoritaires dans les entreprises pourraient s’imposer aux salariés minoritaires. Le risque est grand que cette possibilité, ouverte sans précaution, se révèle contraire aux principes constitutionnels. Il est encore plus grand que des pressions à l’intérieur des petites entreprises rendent ce dispositif choquant et inquiétant. Il faut donc que faute d’unanimité, de tels accords soient encadrés par des accords cadres fixant, dans les branches, le cahier des charges de ces négociations et les marges admissibles des évolutions envisageables.

13- Un crédit d’impôt innovation à l’image du crédit d’impôt-recherche et un encouragement au lien PME-universités
La recherche est une donnée clé. Mais l’innovation, dans les processus de fabrication, dans le design est au moins aussi importante, notamment dans les PME. Je proposerai la création d’un crédit d’impôt innovation, parallèle au crédit impôt recherche.

14- Un statut pour les Business-angels à l’image des fonds de private equity
Dans le monde des entreprises innovantes, il existe une disparité très grande entre les avantages consentis aux fonds de private equity, dont les intérêts d’acquisition sont fiscalement déductibles et les Business angels, qui soutiennent des créations de start-up, ne reçoivent aucun avantage fiscal équivalent. Il faut donc leur permettre pendant les premières années de leur investissement de déduire les pertes éventuelles de ces entreprises en développement de leur propre revenu imposable, au moins partiellement.

15- L’association des consommateurs : la création d’un label indépendant
Plus de 60 % des consommateurs français souhaitent soutenir la production dans notre pays, que cette production soit le fait d’entreprises françaises ou d’entreprises à capitaux étrangers installées en France. Mais pour l’instant il est impossible pour l’immense majorité des produits de connaître la provenance, ou la part française dans le produit considéré. Or il y aura là, pour les industriels, un avantage compétitif qui peut être déterminant pour leur installation dans le pays.

16- Développer l’image de marque du « produit en France »
Quand les produits français ne sont pas choisis par les consommateurs nationaux, européens ou étrangers, c’est souvent, à prix égal, parce que l’image de marque de nos productions n’est pas suffisante. Nos concurrents, surtout allemands, sont considérés comme plus fiables, plus durables, même si la réalité ne confirme pas cette réputation. Il faut donc entreprendre un travail en profondeur sur l’image de marque de la France en tant que pays producteur.

Contre le surendettement, le rétablissement des finances publiques

TROIS ANS. EFFORT 2013, 2014, CONSOLIDATION 2015 ÉQUILIBRE 2016

1- Le redressement des finances publiques de la France suppose baisse des dépenses autant qu’augmentation des recettes.
C'est comme vous le voyez une différence substantielle avec les autres programmes.
Cinquante milliards d’économies : comment les obtenir sans rompre l’élan du pays ?
Cinquante milliards de recettes : comment les obtenir ?

2- Un vrai programme d’économies passe par un principe : la France ne dépensera pas un euro de plus dans la sphère publique, comprenant l'État et les collectivités locales dans leurs ensemble, pendant deux années qu’elle n’aura dépensé en 2012. Ce principe « augmentation zéro en valeur » est exigeant, mais il est rassurant. Il oblige à des redéploiements à l’intérieur des trois grands ordonnateurs de la dépense publique : l’État, la Sécurité Sociale, les collectivités locales, et peut-être entre ces trois ordonnateurs. En effet, les salaires et les retraites doivent respirer. Il faudra donc compenser sur les interventions. Mais au bout de ces deux années, les économies sont acquises : après on peut à nouveau tenir compte de l’inflation. Ce principe permet de donner aux Français la vraie mesure de l’effort à accomplir pour se débarrasser des déficit.

3- Trois grandes décisions sur les recettes
- « coup de rabot » sur les niches fiscales, qui représentent 80 milliards d'euros, Certaines devront disparaître, comme non fondées : c’est le cas de l’exonération des revenus issus des heures supplémentaires. Ce coup de rabot devra atteindre 20 milliards en trois ans, dont dix milliards la première année. Total au terme des trois années : 20 Milliards.
- Augmentation modérée de la TVA affectée au budget de la nation. Un point en 2012, un point (si la croissance n’est pas au rendez-vous) au 1er janvier 2014. Total au terme des trois années, par la TVA ou par le retour de la croissance : 20 milliards.
- Mesures d’équité pour l’impôt sur le revenu : deux tranches supplémentaires, la tranche marginale actuelle à 41 % portée à 45 % ; et une tranche de solidarité pour les revenus supérieurs à 250 000 € par part portée à 50 %. Mesures d’équité et de simplification pour l’impôt sur la fortune (Contribution de solidarité sur le patrimoine CSP) Pour tout patrimoine au-dessus de 1 million d’euro, compte tenu des abattements actuels inchangés, un revenu théorique de 1 % est intégré dans la base de l’Impôt sur le Revenu. Ainsi la progressivité est assurée et la solidarité aussi. Ajoutés à une revue des avantages fiscaux infondés, à la croissance espérée, même modeste, ces mesures approcheront les 10 milliards.
- Cette contribution pendant les trois années est équilibrée. Elle touche pour plus de 50 % les plus aisés de nos concitoyens.

4- Inscription de la « règle d’or » dans la Constitution
J’ai été le premier responsable politique à évoquer l’idée de l’inscription dans la Constitution du principe d’équilibre des finances publiques, véritable principe de protection des générations à venir. À l’époque cette idée a été combattue, il est juste de le dire, à gauche comme à droite. L’évidence s’est ensuite imposée, non seulement en France mais dans tous les pays européens membres de la zone euro.
Je suis prêt à voter à tout moment cette règle d’or, principe d’équilibre des finances publiques, en tenant compte de la nécessité du soutien à l’économie en période de récession, et de l’idée juste du partage du poids des investissements avec les générations à venir. Il est juste d'emprunter pour investir, mais pas pour fonctionner.
Je soutiendrai donc le traité européen qui exige cette règle de tous les pays de la zone euro, avec un court délai pour en mettre en œuvre l’application.

Discours de présentation du programme économique de François Bayrou

Le but de cette conférence de presse est de mettre les idées en ordre.

J’ai observé, ces derniers jours, dans l’exposé des programmes des différents candidats un très grand désordre. Je voudrais vous livrer, avec des repères et des chiffres précis, ma vision des choses et une liste d’engagements cohérents entre eux.

J’ai en effet été frappé par le manque de cohérence dans l’intervention de Nicolas Sarkozy. Il annonce qu’il n’augmentera pas les impôts, et dans la même émission il annonce la TVA sociale et crée deux impôts supplémentaires. Il fait une annonce sur l’augmentation des droits à construire de 30 % de la surface des logements existants. Or cette possibilité a été ouverte dans la loi Boutin pour 20 % et si je suis bien informé aucune commune en France n’a accepté. Il prétend que la TVA sociale n’augmentera pas le coût de la vie, mais il la repousse à octobre pour que les Français consomment avant par peur de la hausse des prix.

Manque de cohérence, de logique, de crédibilité de François Hollande. On ne peut pas rééquilibrer les budgets sans que l’État, en tout cas la dépense publique au sens large, fasse des économies. Je vous le dis clairement : il est une illusion de prétendre qu’on puisse dans la situation de la France aujourd’hui créer 60 000 postes d’enseignants, 5000 postes dans la police, la justice, la gendarmerie, 150 000 emplois jeunes, et revenir à la retraite à 60 ans et augmenter nombre d’allocations (25 % d’augmentation de l’ARS).

La course aux dépenses nouvelles est une course à l’abîme. D’ailleurs, les chiffres annoncés : 20 milliards de dépenses nouvelles, pour 29 milliards de recettes, dans un pays dont le déficit annuel est de 100 milliards d’€, suffit à donner la conclusion. Ce que prévoit le programme du PS, c’est que continue la course sans fin où nous allons laisser disparaître l’équilibre de la France.

C’est d’ailleurs un point commun entre les deux : chiffres de la croissance surestimés et annonce officielle du renoncement de Nicolas Sarkozy aussi bien que de François Hollande à la baisse des dépenses publiques.

Or le premier devoir de l’État, c’est de mettre en ordre ses affaires ! Le premier devoir de l’État, c’est de bien gérer ! Le premier devoir de l’État, ce n’est pas d’accroître l’endettement qui est sur le point d’échapper à tout contrôle. Le premier devoir de l’État, c’est de mettre la France en état de sortir du surendettement, assez vite pour que ce soit crédible ! Et de faire cette remise en ordre sans tout casser, sans effrayer les Français, en sachant que ce sera supportable et que cette remise en ordre ne portera pas atteinte ni à la santé économique du pays ni à la justice sociale.

Car le ressort de l’activité, de l’investissement, de la croissance, de l’emploi, c’est la confiance ! C’est la confiance qui permet de se projeter dans l’avenir, de prendre des risques. Sans confiance l’entrepreneur cesse d’entreprendre, l’investisseur d’investir, le consommateur de consommer.

Or au fondement de la confiance il y a le crédit que l’on peut porter à la parole de l’État. Sa solidité financière autant que sa capacité à garantir à l’ensemble des acteurs économiques un cadre cohérent et un horizon prévisible. Sa capacité aussi à anticiper l’avenir pour renouer avec un rôle de stratège au moment où s’accélère la mondialisation et le basculement vers l’Asie du centre de gravité économique de la planète.

François Hollande avec son programme, pas plus que Nicolas Sarkozy avec son bilan, ses affirmations et ses hésitations, n’apportent la réponse solide et crédible que la France attend.

Pour la première fois, ce doit être une élection fondée sur la vérité. Tous ceux qui prétendent qu’on peut à nouveau dépenser, qu’il n’est pas besoin de faire des économies, ceux-là une nouvelle fois mentent et trompent. François Hollande est dans ce jeu. Nicolas Sarkozy est dans ce jeu. Je serai dans cette élection du parti de la vérité. Notre ennemi, c’est le surendettement. Notre ennemi, c’est le chômage. Et nous allons les vaincre, ces deux ennemis, avec une politique d’ensemble, une méthode précise, un calendrier, et les Français auront les moyens de vérifier les résultats.

Pour mettre les idées en ordre, nous avons trois objectifs à viser :

- nous devons remettre en ordre les finances de la France.
- Nous devons reconstruire la France qui produit qui est la clé de toute reconstruction durable.
- Nous devons faire du droit à la meilleure éducation du monde, à une très bonne recherche, la clé de voûte de cette reconstruction.

Les trois objectifs se tiennent l’un l’autre. Les trois sont rassurants. Les trois sont dynamiques. Conduire les trois objectifs à la fois, c’est être certains de sortir de la crise.

Je vais vous donner notre plan d’action pour les deux premiers de ces trois piliers de notre redressement national. En effet nous traiterons de l’école, de la formation, de l’université, de la recherche, samedi 4 février à la Maison de la Chimie. Comme nous traiterons le 11 février du nouveau contrat social et le 25 février du nouveau contrat démocratique, des institutions et de la réforme de l’État.

lundi 23 janvier 2012

Après le meeting de François Hollande, détendons-nous avec les Républicains

Hier c'était le premier meeting de François Hollande. C'est bizarre je suis certaine de l'avoir vu en meeting il y a 3-4 semaines... passons.

Ca m'a fait un choc de voir une salle aussi remplie pour applaudir de telles salves d'hypocrisies. C'est dans ce genre de moment qu'on prend conscience de l'âme fondamentalement pacifiste des citoyens de gauche. Car comment peut-on rester affables après avoir donné 2 millions d'euros pour voter un projet aux  primaires qui me semblent tellement surfaites aujourd'hui ?

J'en ai même trouvé les critiques de Xavier Bertrand plutôt pertinentes, c'est dire...

J'avais une vision de la France bien noire et pathétique, j'étais morose. Et si François Hollande en bon démagogue soufflait la place au second tour à François Bayrou...

Puis vint le reportage sur les primaires républicaines aux États-Unis ! Newt Gingrich en tête ! Un homme qui propose l'exploitation minière sur la lune et de faire travailler les enfants pauvres. Surréaliste. Comique ? Et non... une frange conséquente d'une nation qui y croit !

Alors on relativise. La démagogie de François Hollande n'est pas si terrible. En France, les principaux protagonistes de l'élection ne sont pas si éloignés (j'exclue Marine Lepen qui même si elle est au second tour ne sera pas élue). L'union nationale est possible, surtout si François Bayrou est choisi.

Car à un pays uni, rien ne résiste !

mardi 17 janvier 2012

Jeunesse, par François Bayrou

Jeunesse

La situation des jeunes est aujourd'hui un désespoir. Cela ne dépend pas seulement de la récente crise économique, cela dépend d'une dérive de la société française que chacun peut constater.

Les jeunes en France sont les grands absents du débat politique dans notre pays. On a connu un temps - je ne parle pas de générations antiques, je parle de nous - où les jeunes entraient dans la vie avec des chances intactes, où leurs parents leur garantissaient au moins qu'ils pourraient défendre leurs chances, où la société était organisée. Ceci est je crois très important, pour que des chemins existent du bas vers le haut, accessibles à la force du poignet. Certes il fallait faire des efforts, mais c'était accessible : bourse, concours, méritocratie républicaine. Et tout cela a disparu ! La société est organisée de telle sorte que sa complexité la rend incompréhensible à tous ceux qui n'ont pas les bonnes clés. Quel parcours choisir ? Quelle langue choisir ? Quel établissement ? Quelle formation ? Quelle école ? Quel diplôme ? Les uns savent et les autres ne savent pas.

"Les jeunes sont victimes d'une absence de reconnaissance"

La situation des jeunes issus des familles socialement et culturellement déclassées, cette situation est aujourd'hui un désespoir et cela ne dépend pas seulement de la récente crise économique. Cela dépend d'une dérive de la société française que chacun peut constater, s'il accepte de sortir de son quartier, pour aller rencontrer ceux qui, hélas, sont tous les jours par millions victimes de la situation qui empire. Même les formations qu'ils suivent débouchent sur une absence de reconnaissance, une absence d'emploi. Ils sont bac+3, bac+4, quelquefois bac+5 ou +7, et désarroi. Les familles sont humiliées. J'en connais qui sont docteurs, ils ont passé des tests et ils n'ont rien, et personne ne les avait avertis.

Ceci est pour moi très important. Il n'y a plus de carte de la réussite, de carte au sens carte routière. Il n'y a plus de carte de la réussite qui montre les chemins à suivre quand on vient de loin. Autrefois, dans la France républicaine, dans celle que beaucoup d'entre nous avons connue dans notre enfance et dont nous avons vécu, le chemin était balisé. Il ne l'est plus. Je vous le dis, la pire injustice, c'est quand un jeune garçon ou une jeune fille qui veut en sortir, qui a l'envie, le désir, l'envie de se battre, ne sait plus quelle route suivre pour en sortir parce qu'il n'y a plus de route. L'orientation est devenue un dédale et un labyrinthe.

J'évoque à peine, si j'ose dire, la question du chômage, car le chômage est plus lourd pour eux que pour les autres. Le chômage des générations les plus jeunes atteint 25 %. Dans des quartiers entiers, on est à plus de 50 %. À ce moment-là, on est un pays qui est en perdition.

"Exigeons que l'on pense aux jeunes dans toutes les décisions"

Le sac de voyage de cette génération est chargé de plomb parce que la dette exigera un prélèvement de leur travail pendant des décennies. Il faut voir à quoi ce prélèvement pour rembourser la dette est comparable, il faut voir ce que l'on prendra aux Français pour payer la charge de la dette si on continue. Eh bien on nous rebat les oreilles, on entend beaucoup parler, on a entendu parler ce matin du grand emprunt. Ce qu'il faudra prélever sur le travail des jeunes, c'est au moins un grand emprunt tous les ans. Cela veut dire que les jeunes qui ont 20 ans aujourd'hui, pendant 20 ans, tout l'impôt sur le revenu qu'ils paieront, tout le prélèvement sur leurs efforts et leur travail, tout ce qu'ils devraient dégager pour préparer l'avenir, cette génération le donnera sous forme de rente, moitié à l'endroit des plus riches du pays et moitié à l'endroit de l'étranger. Vous connaissez une génération que l'on a ainsi plombée, vidée de sa substance ? Je dis que les jeunes français devraient instruire à l'égard des gouvernants qui les ont placés dans cette situation un procès pour non-assistance à génération en danger.

Il y a toute la question de comment peut-on aider des jeunes à passer le moment difficile où ils n'ont pas encore d'emploi. Ça, c'est un chantier prioritaire. Il y a tous les chantiers qui touchent à la prévention, à la santé, qui comptent beaucoup et les organisations étudiantes les avaient à l'esprit, en tout cas quand j'étais en relation avec elles. Et il y a tout le chantier, qui pour moi est très important, de l'initiation professionnelle. En France, on vit avec l'idée qu'on fait des études pour faire un métier. Selon moi, et avec plein d'expériences de vie, on devrait découpler les deux. On fait des études et on se forme à un métier. Ce n'est pas nécessairement le métier commandé par les études. On peut très bien faire des études de philosophie et derrière être directeur des ressources humaines. Car le plus important reste l'emploi. Si vous ne donnez pas de "taf", comme disent les jeunes, si vous ne leur donnez pas de travail, vous ne leur donnez pas grand-chose.

Beaucoup me diront, 'mais François fais attention, ce sont les plus âgés qui votent', quelquefois ils disent 'ce sont les vieux qui votent'… Je suis certain que ceux que l'on dit vieux sont les parents et les grands-parents des plus jeunes, qu'un pays est une famille. Je récuse le calcul égoïste. Un pays, c'est comme un arbre ; les fruits valent ce que valent les racines. C'est un ensemble, que nous devons défendre. C'est un écosystème.

Je revendique que nous soyons, dans la vie politique française, les avocats et les défenseurs des jeunes, ceux qui exigent, en leur nom, que l'on pense à eux dans toutes les décisions, surtout les décisions qui concernent l'avenir lointain, même si d'autres ont choisi de sacrifier l'avenir au présent.

François Bayrou

samedi 14 janvier 2012

Perte du triple A : les Jeunes de Bayrou trouvent infantiles les réactions des gouvernants‫‏‬

Les Jeunes Démocrates interpellent nos gouvernants suite à la dégradation de la note de la France par l’agence Standard and Poor's ce vendredi 13 janvier 2012.

Voici plusieurs mois, voire année, que la France vit sous la pression constante des organismes de notation. Le couperet  tombe ce soir, avec la dégradation de la note française, et la perte de son triple A. Dès 2006, François Bayrou avait dénoncé l’impact d’une dette grandissante. Par manque de lucidité, ou déni de réalité, il a été dénigré.

Alors que cette nouvelle devrait appeler une réaction unie et ferme de notre classe politique, alors qu’une voix solide et claire devrait se faire entendre, les Jeunes Démocrates constatent que les « petites phrases », les commentaires visant tel ou tel camp, se multiplient au fil des heures. Si cette décision fera grand tort à notre pays, la responsabilité de cette dégradation ne saurait incomber à la seule présidence de Nicolas Sarkozy ou à l’irresponsabilité présumée de l’opposition.

Les Jeunes Démocrates refusent de voir leur génération naître et vivre sous la menace d’agences ou d’instances lointaines, immatérielles, et financières. Le politique doit reprendre sa place. Nous ne pouvons plus tolérer la prédominance  d’un système financier - impalpable ou abstrait- sur la réalité des citoyens. Comme l’indique Sophie Micollet, Vice-Présidente des Jeunes Démocrates à l’Economie et à l’Emploi, « Notre génération n’acceptera pas de payer les dégâts causés par nos aînés, nous ne serons pas la Génération Damoclès».

Une question simple se pose : à quoi rêvent les Jeunes Français ? Mille réponses pourraient être données, une seule les résume : à être libres. Libres de trouver l’emploi de leur choix, libres de vivre là où ils le souhaitent, libres de disposer de leur argent sans devoir rembourser par leurs impôts les erreurs du passé.

La France est une grande nation, digne et fière. Son histoire, sa culture, son industrie, son système éducatif,  et son système social, constituent tout autant de richesses que son cours de bourse. Elle ne saurait se résumer à une suite de lettres, avec deux ou trois A. Son économie bien que fragilisée reste solide et inspire encore confiance à ses principaux partenaires commerciaux, dont l’Allemagne.

La dégradation de la note française ne durera pas,  dès lors que nos gouvernants parviendront à faire abstraction de ce poids pour relever son économie. Cela ne sera pas possible sans une régénération du système productif et industriel, un soutien appuyé aux entreprises françaises – des TPE aux groupes internationaux, et un remodelage de son système fiscal.

Le politique doit reprendre sa place et sa noblesse. La confiance doit renaître. Les Jeunes Démocrates sont convaincus, plus encore aujourd’hui, que seul François Bayrou sera capable de relever ces défis.

François-Xavier Pénicaud
Porte-parole jeune de François Bayrou
Président des Jeunes Démocrates
fx.penicaud@jeunes-democrates.org

Sophie Micollet
Vice-Présidente des Jeunes Démocrates à l'économie et à l'emploi
s.micollet@jeunes-democrates.org

mercredi 11 janvier 2012

François Bayrou répond à Jacques Attali

Où trouver, en trois ans au plus, les 90 milliards nécessaires pour maîtriser la dette publique et retrouver une autonomie de décision?

François Bayrou : Entre le 1er juillet 2012 et la fin 2015, il faut que la France retrouve l'équilibre de ses comptes publics. Nous avons donc quarante mois pour réaliser cet objectif, et en même temps pour entraîner la renaissance du "produire en France". Aujourd'hui, les recettes publiques vont approcher les 1000 milliards, dont 920 en prélèvements obligatoires. La dépense publique approche 1 100 milliards. Il faut donc trouver 100 milliards pour revenir à l'équilibre, pour autant que les taux d'intérêt n'explosent pas... Je propose deux principes : 

- Partage de l'effort, de l'ordre de moitié en dépenses et moitié en recettes. Pour l'essentiel, les économies en dépenses demandent des réformes d'organisation de l'État. Les montants à en attendre seront donc plus tardifs que les montants provenant des recettes. La répartition entre nouvelles recettes et économies de dépenses sera donc forcément progressive.  

- Répartition de l'effort sur les trois années et demi: 10 milliards en 2012, 30 milliards chacune des trois années suivantes. 

Il y aura un train d'économies immédiates, exemplaires et symboliques, dans le train de vie de l'État, par exemple rémunération du président et des ministres, train de vie de l'Élysée et du gouvernement. Ces économies ne sont pas à mesurer seulement par leurs montants, mais en exemplarité: elles montreront le choix d'un État et d'une puissance publique plus sobre et plus économe des fonds publics, qui sont ceux des citoyens. 

Les recettes nouvelles proviendront d'abord d'efforts demandés aux plus favorisés (tranche marginale actuelle portée de 41 % à 45 %, et tranche supplémentaire pour les revenus super-élevés à 50 %). La TVA est l'impôt sur lequel l'effort le plus modéré est le plus productif. Les niches fiscales devront être soit plafonnées, soit "rabotées", soit pour un certain nombre d'entre elles supprimées (défiscalisation des heures supplémentaires). 

Pour favoriser le "produire en France", la question des charges concentrées sur le travail devra être posée (Bayrou) 

Les économies proviendront de réorganisations profondes au sein de la société (équilibre à long terme des régimes sociaux), de l'État, de programmes superflus supprimés, d'un pacte de modération conclu avec les collectivités locales, d'un nouvel accord national pour le redressement du pays négocié avec les partenaires sociaux, portant par exemple sur l'organisation et le temps de travail. Pour favoriser le "produire en France", la question des charges concentrées sur le travail devra être posée. 

Faudra-t-il, et dans quelles circonstances, former un jour un gouvernement d'union nationale?

François Bayrou: L'unité nationale (je préfère ce mot) est une obligation. Il est impossible d'obtenir les changements que la situation du pays impose dans le climat de guérilla perpétuelle et ridicule qui oppose, du parlement jusqu'à la plus petite commune, les deux partis qui se partagent le pouvoir depuis trois décennies et sont coresponsables de notre déclin. 

Il faut donc une démarche politique nouvelle, qui rassemble les volontés, un nouveau président et une majorité nouvelle, centrale et ouverte, au service exclusif du redressement de la France. Ce choix ne peut être imposé que par la volonté des électeurs au moment de l'élection présidentielle. 

J'ajoute que ce changement devra être plus large que le seul changement de notre vie politique: les relations sociales au sein de l'entreprise, par exemple, doivent évoluer elles aussi pour que la France s'en sorte. Ce sera une des conséquences du choix des Français au mois de mai. 

L'"union sacrée" aurait du sens à condition de reposer sur une ligne stratégique claire, qui préserve les intérêts supérieurs du pays.

Faut-il mettre en chantier une nouvelle génération de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins pour remplacer les actuels, bientôt obsolètes, ou renoncer à cette composante de la dissuasion nucléaire?

François Bayrou: Le président de la République est chef des armées. Tant que l'action internationale de renoncement aux armes nucléaires (que je soutiendrai) n'a pas abouti, il est de sa responsabilité de garantir notre sécurité. Ma conviction, aujourd'hui, est que la composante sous-marine est complémentaire de la composante aérienne et, d'une certaine manière, en assure aussi la sécurité. Je ne crois pas que les sous-marins soient tous obsolètes (les plus récents ont 8 ans!). En tout état de cause, ma responsabilité sera d'assurer que tant qu'il y aura des menaces, la France ne baissera pas la garde et que sa dissuasion restera crédible.

Que faut-il nationaliser ou privatiser?

François Bayrou: "Nationaliser" ne me paraît guère de saison, l'État n'en a plus les moyens. Peut-être y serons-nous contraints, à notre corps défendant, en cas de catastrophe (par exemple dans certains secteurs du système bancaire)... En vérité, il aurait fallu y réfléchir à deux fois avant de prendre des décisions de privatisation aventurées, par exemple lors de la privatisation de Dexia, ou des autoroutes. Mais "nationaliser" ne peut être qu'un dernier recours. En revanche il nous faudra de nouveaux outils pour l'action publique, par exemple pour aider à la reconquête du "produire en France".

Faut-il, et comment, tenter de contenir ou de favoriser l'augmentation de la population du pays?

Nos enfants sont notre force, peut-être la plus considérable. Il faudra animer la vie du pays, son activité, assurer les retraites des générations nombreuses, et le rayonnement de la France. Notre politique familiale doit être soutenue et elle est exemplaire dans le monde. Je la défendrai et l'améliorerai. 

Faut-il faire financer, au moins en partie, leurs études universitaires par les étudiants?

François Bayrou: Le modèle républicain français, à la différence des pays qui nous entourent, est que l'essentiel de la formation scolaire et universitaire est assuré à partir de l'impôt. C'est une des raisons principales qui explique notre taux de dépenses publiques plus important que nos voisins. Et ce n'est pas de l'argent jeté! La France doit l'assumer: c'est un investissement pour l'avenir. 

Ne pas croire que cela ne coûte rien aux familles! Lorsque vos enfants font leurs études dans d'autres régions, il faut assurer le logement, la vie quotidienne, les fournitures, les livres, etc. C'est souvent très lourd. Dans le cadre de cet effort, pour aider les étudiants à financer leurs études, je proposerai une mesure nécessaire pour l'école et utile pour eux, de participation active au soutien scolaire (aide aux devoirs, présence auprès des élèves, etc.), moyennant indemnisation.

Faut-il interdire l'usage et le commerce de substances légales addictives et mortelles (tabac, alcool, produits sucrés) ou autoriser celles que la loi prohibe (haschich, cocaïne, etc.)?

François Bayrou: Je ne mets pas sur le même plan "produits sucrés" et cocaïne, par exemple. Pour moi, les addictions, notamment aux produits psychotropes qui altèrent la perception de la réalité, doivent être traitées d'abord sous l'angle de la santé publique. Une politique publique de prévention, d'éducation, de soins serait plus efficace que toute autre pour combattre les fléaux sociaux que sont ces diverses formes de dépendance. Il faut évidemment lutter sans faiblesse contre les trafiquants qui mettent en exploitation ces dépendances.

dimanche 8 janvier 2012

Sécurité mon amour

+1 :

- point dans les sondages

- ralliement

- café démocrate niçois

A jeudi soir à la brasserie Borriglione !

Contact : 06 34 33 20 09

lundi 19 décembre 2011

Militer sans se faire frapper, épisode 1

Notre action de formation se poursuit avec aujourd'hui la diffusion du premier épisode de notre mini-série.

@ découvrir ici !

lundi 12 décembre 2011

13% ! Ca va faire mal...

*Flashback, mars 2007* Simone Veil : "Bayrou, c'est le pire de tous !"

C'est entouré d' "éloges" que François Bayrou a terminé sa campagne présidentielle de 2007 car trop menaçant dans les sondages. Pourtant en décembre 2006 il n'était qu'à 6%...

Aujourd'hui nous apprenons qu'avec une déclaration de candidature et une emission prime-time sur France2 François Bayrou gagne 6 points dans les sondages et passe à 13%. 

En 2012, il donnera petit à petit le détail de son programme (de janvier à mars), plus de citoyens auront lu son dernier livre, le FN se sera ridiculisé(davantage), le PS et l'UMP entre-tués dans leur propre camp... on peut donc plus qu'espèrer François Bayrou au second tour. De toutes les manières il l'a dit il fait campagne pour être élu. Pas comme des candidatures  Morin, Boutin et aujourd'hui Villepin. 

Mais on l'a vu en 2007, le PS, l'UMP et le FN savent toujours se retourner à l'unisson contre leur ennemi commun. Donc restons vigilants et prêts à répondre aux attaques les plus perfides. Sur les forums des journaux par exemple, cela s'appelle le webmilitantisme. Et ne soyons pas trop pressés de voir paraître les sondages de second tour qui certainement comme en 2007 donneront Bayrou largement gagnant face à n'importe quel adversaire. 

Mais quoiqu'il en soit, vivement  2012 !

vendredi 9 décembre 2011

Ouverture du site de campagne de François Bayrou

La campagne est lancée : www.bayrou.fr

mardi 29 novembre 2011

Interview de Fabien Bénard

Samedi 26 novembre se tenait à Paris dans les locaux de l'Assemblée Nationale le Conseil national du Mouvement Démocrate auquel participaient Geneviève Marck et Xavier Delorme, Conseillers Nationaux ainsi que venu de Nice,Fabien Bénard le Président de la fédération des Alpes Maritimes.

L'ordre du jour appelait un vote sur le nouveau Règlement intérieur national mais le CN du MoDem à surtout, après un long débat de politique générale, adopté à l'unanimité une motion politique qui "demande à François Bayrou de représenter l'ensemble de forces du grand courant du centre français à la présidentielle".

"Le Conseil national du Mouvement Démocrate affirme que la situation de crise que traverse le pays exige une prise de conscience dont François Bayrou a, depuis des années, été le précurseur. Il affirme que les efforts à demander au pays ne sont acceptables qu’avec une exigence d’équité sociale et de juste répartition.

Il affirme que seule une démarche politique nouvelle dans un esprit d’union nationale permettra de porter pendant le temps nécessaire la volonté de redressement du pays, de lui garantir l’adhésion des Français et de rendre crédible ce sursaut.

Il considère que François Bayrou est le seul qui permette à la fois cette lucidité, cet engagement et ce rassemblement des forces du courage. Au nom du Mouvement démocrate il lui manifeste donc son soutien chaleureux.

Le Conseil national considère en même temps que la candidature de François Bayrou ne peut être une candidature de partis et doit aller au-delà même de son propre parti.

Le Mouvement démocrate a permis, par son existence et son intégrité, de garantir au grand courant du centre français qu’il pourrait désormais se développer dans l’indépendance. L’élection présidentielle doit être l’occasion et le moment où se réuniront les forces de ce grand courant trop longtemps dispersées.

C’est pourquoi le Conseil national demande à François Bayrou de représenter l’ensemble de ces forces, et mandate son bureau exécutif pour préparer avec toutes les forces disponibles la maison commune de toutes les sensibilités qui font le choix de reconstruire ensemble la France.

Selon François Bayrou, "... nous vivons un moment historique. Le constat de la dégradation de notre pays, comme de beaucoup d'autres pays est préoccupant. Le plus frappant c'est le découragement : des gens résignés, d'autres révoltés."

Le candidat du centre veut être le candidat d'un large rassemblement: "Des responsables politiques exceptionnels pour une situation politique exceptionnelle".

La véritable déclaration de candidature aura lieu dans les premiers jours de décembre à Paris ou en région parisienne. Mais dès mercredi 30 novembre, il présentera l'agenda 2012-2020. Ce sera le Discours de la méthode Bayrou.

L'équipe autour du candidat s'étoffe. Bernard Bosson, François Zochetto, Pierre Albertini, Alain Lambert, Anne-Marie Idrac, toute l'équipe de Jean Arthuis, Dominique Versini, Daniel Garrigue s'ajoutent au shadow cabinet du MoDem qui travaille depuis un an.

Selon Fabien Bénard localement, les équipes du MoDem ont le devoir de favoriser ce grand rassemblement afin de "donner de l'espoir à nos concitoyens, militer pour la modification des institutions, répondre aux profondes interrogations sur l'Europe, trouver des solutions aux difficultés quotidiennes des gens. Pour préparer avec toutes les forces disponibles la maison commune de toutes les sensibilités qui font le choix de reconstruire ensemble la France."

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